La température moyenne de la Terre augmente, c’est un fait avéré. Comment faire pour anticiper les conséquences de ce réchauffement ? Désormais nous connaissons mieux les mécanismes, animaux et plantes s’adaptent. Qu’en est-il de l’Homme ? Tel est le propos de cette nouvelle édition qui s’attache à faire connaître les résultats des recherches en cours. En outre, le chapitre de la fin sur la France en pose la question : quel pays allons-nous laisser à nos enfants ?
Cet atlas très pédagogique (réalisé en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), explique de manière claire les mécanismes du réchauffement climatique, la menace qu’il représente pour l’avenir et les solutions à mettre en œuvre le plus rapidement possible. Après avoir exposé les acteurs puis l’histoire du climat, il énumère les signes du réchauffement à travers les changements climatiques récents, l’augmentation des températures et des précipitations, les bouleversements dans les migrations animales, la remontée vers le nord de certaines espèces végétales, etc. Il expose ensuite les scénarios actuellement à l’étude, les recommandations en matière de comportement individuel et collectif. Enfin, le dernier chapitre est consacré à la France en 2100
Cette troisième édition répond à l’acquisition récente de certitudes sur les tendances à long terme, et l’émergence d’éléments inédits sur les facteurs influençant le dérèglement climatique. Depuis deux ans, on comprend mieux pourquoi les glaciers fondent plus vite qu’on ne l’avait imaginé, en quoi le Gulf Stream n’est pas si important pour la douceur de nos hivers. On s’aperçoit que l’acidité des océans ne serait pas aussi grave que cela, et que les forêts primaires accumuleraient beaucoup plus de carbone qu’on ne l’imaginait. On se rend compte que faune et flore ont des capacités (génétiques et comportementales) d’adaptation insoupçonnées auparavant. Mais les conserveront-elles si le climat s’emballe, comme il est en train de le faire ? On découvre que le climat agit surtout sur les liens existant entre les espèces, plus que les espèces elles-mêmes. Plus que jamais, le dérèglement climatique sera ce que nous en ferons.
En France, s’adapter au réchauffement oblige à repenser l’aménagement du territoire. Nous allons vers des villes plus compactes, des campagnes plus morcelées qu’aujourd’hui, une viticulture bouleversée. Limiter la consommation d'énergie rapproche l'agriculteur du producteur et incite à cultiver ce qui est naturellement rentable. On redécouvre finalement l'intérêt de la notion de terroir.